Collaboratrices et collaborateurs scientifiques

Collaboratrices et collaborateurs scientifiques édition 2019

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Genre et espaces publics

Gaëlle André Lescop occupe un poste d’ingénieure au Conseil tribal Mamuitun, organisation régionale qui offre et fournit des services au niveau du développement communautaire et organisationnel de cinq communautés innuesMme André-Lescop a également œuvré pendant plusieurs années pour le secteur des Immobilisations et Infrastructures du Conseil de bande deUashat mak Mani-utenam. En plus d’une formation en génie civil, elle détient une maîtrise en design urbain de l’École d’architecture de l’Université Laval (ÉAUL). Elle participe depuis plusieurs années aux activités de recherche du Groupe Habitats + Cultures de l’ÉAUL et siège au comité de direction du partenariat Habiter le Nord québécoisdont elle est membre-partenaire. Mme André-Lescop a contribué à l’élaboration du Guide d’aide à l’aménagement des communautés innues -- www.innuassia-um.org.Elle a présenté les résultats de ses travaux de recherche dans plusieurs conférences dont Arctic Social Sciences(Suède, 2017) et dans Recherches amérindiennes au Québec(vol.47, no.1, 2017).

Isabelle Auclair détient un doctorat en anthropologie. Elle est professeure au Département de management de l’Université Laval, associée à la Chaire de leadership en enseignement Femmes et organisations. Elle est aussi chercheure associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Ses recherches portent notamment sur le continuum des violences de genre, les mouvements migratoires, l’analyse genrée et intersectionnelle dans les domaines liés au développement international et l’action humanitaire, et la diversité et l’équité dans les organisations. 

Marise Bachand est professeure agrégée d’histoire américaine à l’Université du Québec à Trois Rivièreset membre du RéQEF. Diplômée au baccalauréat et à la maîtrise de l’UQAM en histoire et en études féministes, elle est détentrice d’un doctorat de l’University of Western Ontario. Ses travaux documentent dans une perspective comparative les pratiques spatiales des femmes anglophones et francophones de l’Amérique du Nord au XIXesiècle. Récipiendaire en 2016 du prix A. Elizabeth Taylor de la Southern Association for Women Historians pour son article « Gendered Mobility and the Geography of Respectability in Charleston and New Orleans, 1790-1861 » publié dans le Journal of Southern History, elle vient de terminer la préparation d’une monographie sur la vie urbaine des femmes de l’élite esclavagiste américaine. Elle intervient ponctuellement dans l’espace public pour éclairer historiquement des enjeux d’actualité, comme l’héritage de l’esclavagisme et du racisme, le populisme, ou les grandes luttes féministes. 

Danièle Bélanger est professeur titulaire au département de géographie de l’Université Laval à Québec depuis 2013. Elle est titulaire de la chaire de recherche du Canada (niveau 1), sur les dynamiques migratoires mondiales. Entre 1997 et 2012, elle était professeur au département de sociologie de l’Université Western Ontario à London (Ontario) et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur la population, le genre et le développement. Ses travaux de recherche récents portent sur les migrations internationales au sein de l’Asie, du Moyen-Orient et des Amériques. Elle s’intéresse particulièrement à la mobilité de la main d’œuvre, aux migrants en situation de précarité, à l’impact des politiques migratoires sur les droits des migrants et aux migrations féminines. Elle travaille également sur causes du déficit démographique féminin en Asie ainsi que sur les conséquences de ce phénomène démographique sans précédent pour les sociétés concernées. Elle a aussi fait sa marque dans les études vietnamiennes avec ses travaux sur le genre, la famille et les classes sociales, notamment dans trois ouvrages dont elle est la co-éditrice et publiés chez Springer (2014), Stanford University Press (2009) et Cornell University (2002).

Sonia Ben Soltane est professeure adjointe à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Son travail explore principalement la question de l’immigration féminine à travers une posture féministe et intersectionnelle. Elle a une expérience de recherche extensive sur différentes problématiques relatives à l’immigration au Canada et en France et a collaboré à plusieurs recherches au Québec portant sur les services d’aide à l’installation pour les nouveaux arrivants, ainsi que sur l’accès des immigrants au statut permanent ou précaire aux services sociaux, et aux services de santé. Sonia Ben Soltane travaille aussi sur l’intégration des immigrantes à une échelle urbaine. Les développements de sa réflexion sur la position des immigrantes dans la ville explorent les questions relatives à la gouvernementalité urbaine, et aux différentes compétences et pratiques intégratrices que les immigrant.e.s peuvent développer dans des contextes accueillants. 

Simone Bohn est Professeure agrégée de Science politique, York University à Toronto. Ses recherches portent sur les partis politiques en Amérique du Sud, le genre et la politique au Brésil, ainsi que sur l'étude de la tolérance politique et des attitudes à l'égard de la corruption en Amérique latine. Elle est l'éditrice de Mothers in Public and Political Life (2017) et travaille actuellement sur un projet de recherche financé par le CRSH intitulé « Évaluation des partenariats politiques stratégiques : le cas du mouvement des femmes et de l’État au Brésil contemporain». Ses articles ont été publiés dans plusieurs revues, telles que Politics and GovernmentLatin American Research Review, International Journal of Political Science, Journal of Latin American Politics et Comparative Governance and Politics.

Femme de terrain, Odile Boisclair travaille dans le réseau des centres de femmes depuis plus de 25 ans.  Elle a pratiqué dans les centres de 1992 à 2000 à Baie-Comeau et à Laval pendant les trois années suivantes, ces deux lieux lui ont donné une perspective sur les conditions de vie et les réalités différentes des femmes tant en milieu rural qu’urbain. Depuis 2003, elle est travailleuse au regroupement provincial des centres de femmes : L’R,  où elle est responsable du financement et de la mission des centres de femmes ainsi que des dossiers violences faites aux femmes et santé mentale.    Comme toutes les travailleuses de L’R, elle offre de la formation et du soutien aux centres de femmes. Elle a co-coordonné la formation sur l’intervention féministe qui est offerte dans les centres de femmes.  Cette formation met en valeur le rôle de l’intervention féministe et de l’éducation populaire comme passerelles vers la transformation sociale et l’action collective.  En collaboration avec le Service aux collectivités de l’UQAM, et les chercheurEs Francis Dupuis-Déri, Stéphanie Mayer, Mélissa Blais et Marie-Soleil Chrétien, elle a représenté L’R aux comités d’encadrements de trois recherches sur l’antiféminisme : Quand le «prince charmant» s'invite chez Châtelaine Quand l’antiféminisme cible les féministes, actions, attaques et violences contre le mouvement des femmes et Votre antiféminisme, nos répliques de l’humour à l’affrontement physique.

Josette Brun est historienne de formation (Ph.D. Université de Montréal) et professeure titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval où elle dirige le Groupe de recherche sur le genre et la communication. Elle a dirigé l’ouvrage Interrelations femmes-médias dans l’Amérique française (PUL, 2009), où se croisent les perspectives en histoire, littérature, communication, droit et journalisme. Elle enseigne l’histoire des médias québécois et les dynamiques genre et communication. Ses recherches portent sur l’histoire des médias féminins et des femmes journalistes au Québec, de même sur l’intersectionnalité en études des médias. Plusieurs articles présentent les résultats de ses recherches sur l’émission Femme d’aujourd’hui. Elle a aussi publié Vie et mort du couple en Nouvelle-France : Québec et Louisbourg au XVIIIe siècle (MQUP, 2006 – finaliste prix J.-C.-Falardeau 2006-07, Fédération canadienne des sciences humaines), un ouvrage tiré de sa thèse de doctorat.

Marie-Anne Casselot est doctorante en philosophie féministe à l'Université Laval. Spécialiste de la phénoménologie féministe, elle s’intéresse actuellement aux questions de la corporalité, des affects féministes et du déploiement spatial genré. Elle prépare une thèse doctorale explorant comment la phénoménologie féministe éclaire le déploiement genré des corps dans l'espace public. Ses recherches passées se sont concentrées sur les fondements philosophiques des différentes perspectives écoféministes et leurs points en commun avec certaines branches des mouvements écologistes. Notamment, elle a codirigé l’ouvrage Faire partie du monde (Éditions du Remue-ménage, 2017) où elle a présenté une cartographie des mouvements de l'écoféminisme. 

Marie Soleil Chrétien est étudiante à la maîtrise en science politique avec concentration en études féministes à l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de sa maîtrise, elle s’intéresse aux liens théorique et pratique entre l’antiféminisme et la lesbophobie ainsi que leur objectif pratique, soit le contrôle social des femmes. Elle milite aussi depuis plusieurs années dans les milieux féministes notamment contre les violences à caractère sexuel tant sur les campus que dans les réseaux sociaux militants. Elle a entre autres fait partie du comité de mise sur pied de la recherche ESSIMU à l’UQAM. Depuis 2014, elle a travaillé sur diverses recherches avec le Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Antiféminisme (GIRAF).Elle a dernièrement co-écrit avec Mélissa Blais le guide Votre antiféminisme, nos répliques: de l’humour à l’affrontement physique, une ressource d’outils et de tactiques pour affronter l’antiféminisme dans la sphère privée.

Pamela Colombo est professeure adjointe au Département de Sociologie (Université Laval, Québec). Elle a eu son doctorat en Sociologie (Université du Pays Basque, Espagne), et a auparavant travaillé comme chercheuse Marie Sk-Curie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (IRIS-EHESS, Paris). Ses recherches portent sur les liens entre l’espace, les politiques de contre-insurrection et l’État. Ses recherches actuelles se focalisent sur la construction de « villages stratégiques » en Amérique latine (1970-1980). Parmi ses publications, elle a notamment publié le livre « Espacios de Desparición. Vivir e imaginar los lugares de la violencia estatal (Tucumán, 1975-1983) » (Miño y Dávila, 2017), elle a codirigé l’ouvrage « Space and the Memories of Violence. Landscapes of Erasure, Disappearance and Exception »(Palgrave Macmillan, 2014). Elle a également coordonné plusieurs numéros spéciaux de revues, telles que : Human Remains and Violence, Cultures and Conflicts, Critique Internationale, Clepsidra, Antipoda.

Guylaine Demers est professeure au Département d’éducation physique de l’Université Laval depuis 2001, et titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés depuis 2017. Elle s’intéresse particulièrement aux questions touchant les femmes dans le sport, la culture des organisations sportives et la LGBT-phobie en sport. Elle est aussi présidente du conseil d’administration d’Égale Action, organisme québécois voué à l’avancement des femmes dans le sport et l’activité physique. Son travail et ses réalisations ont été reconnus autant à l’échelle provinciale que nationale. En 2007, 2010 et en 2015, elle a été nommée une des femmes les plus influentes au Canada dans le domaine du sport et de l’activité physique. En 2013, elle publiait le livre Pour celles qui suivront: 50 ans d’histoire de femmes en sport au Canada (Société d’histoire féministe, 2013) avec ses collègues Sandra Kirby, Marion Lay et Lorraine Greaves. En juin 2015, elle organisait Conversation 2015, la 4econférence nationale Femmes et sport du Canada et elle organisera Conversation 2020, ici à Québec. Guylaine Demers est aussi coprésidente du Groupe de travail canadien Femmes et Sport mis en place par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux des sports. 

Francis Dupuis-Déri est professeur de science politique et d'études féministes à l'UQAM, membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), auteur du livre « La crise de la masculinité : autopsie d'un mythe tenace» (remue-ménage, 2018), et codirecteur d'ouvrages collectifs, dont «Le mouvement masculiniste au Québec» (avec Mélissa Blais) et «Les antiféminismes» (avec Diane Lamoureux).

Dan Furukawa Marques est professeur adjoint au Département de sociologie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement Alban D’Amours en sociologie de la coopération. Il détient un doctorat en pensée politique de l’Université d’Ottawa et a poursuivi des recherches postdoctorales (FRQSC) au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Ses travaux portent principalement sur la construction de communautés coopératives et les mouvements sociaux, notamment le Mouvement des sans terre au Brésil. Dan Furukawa Marques a notamment enseigné des cours sur la philosophie politique et sociale, ainsi que la globalisation, la citoyenneté et le développement, le contexte politique et social de l’Amérique latine, notamment le Brésil, de même que la société québécoise et ses idéologies.

Amélie Keyser-Verreault détient un doctorat en anthropologie de l’Université Laval. Elle se spécialise en études taiwanaises et anthropologie politique du corps. Ses travaux actuels portent sur la dissémination de l’idéologie néolibérale et ses conséquences immatérielles dans les classes urbaines et instruites à Taiwan. Keyser-Verreault parle couramment chinois et mène des recherches ethnographiques à Taiwan depuis 2009. Ses travaux sont, entre autres,  publiés dans le Taiwan Journal of Anthropology ainsi que dans le Taiwan Journal of Women's and Gender Studies. Elle assure présentement la coordination de l'Université féministe d'été et est professionnelle de recherche à la Chaire de leadership en enseignement Femmes et organisations. Elle a également été auxiliaire d’enseignement pour les cours de l'Université féministe d’été de 2016 à 2018, ainsi que les cours Sexualités et cultures et Diversité culturelle : contexte et enjeux au Département d’anthropologie. 

Aurélie Lanctôt est diplômée en journalisme de l’UQAM (2013) et en droit de l’Université McGill (B.C.L/LL.B, 2017). Elle est chroniqueuse pour le quotidien Le Devoir et depuis 2011, on peut l’entendre sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première . Elle est l’auteure de l’essai Les libéraux n’aiment pas les femmes (prix Pierre-Vadeboncoeur, 2015) et a codirigé l’ouvrage collectif Ne renonçons à rien (Lux, 2017). Elle termine présentement une maîtrise en droit (LL.M) à l’Université de Montréal, portant sur la réception de Force de loi de Jacques Derrida par les critical legal studies en Amérique du Nord.

Laurie Laplanche est directrice adjointe de l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSÉÉ) à l’Université Laval. Elle détient un diplôme de doctorat en communication publique réalisé au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Sa thèse est intitulée Pour vous, mesdames.... et messieurs. Production des émissions féminines à la Société Radio-Canada à Montréal (1952-1982). Promotion, conception des publics et culture organisationnelle genrées. Elle a terminé ses recherches postdoctorales au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal où elle a continué d’approfondir ses questionnements sur les processus historiques de construction des identités professionnelles genrées. Elle s’intéresse aux dynamiques de pouvoir dans les cultures et pratiques organisationnelles ainsi qu’à la production de lieux culturellement féminisés dans l’espace public médiatisé au Québec. 

Hélène Laurin est titulaire d'un doctorat en études de la communication de l'Université McGill. Sa thèse portait sur les processus de légitimation du groupe glam metal Mötley Crüe à travers leurs autobiographies. Elle s'est aussi intéressée aux compétitions d'air guitare, sur lesquelles elle a publié l'essai féministe «Les filles aussi jouent de l'air guitare» à la collection Pop-En-Stock des éditions de Ta Mère. Depuis 2016, elle est productrice de contenus numériques au groupe Québecor, pour lequel elle a «donné» son corps afin de devenir la lutteuse Lennie Löwe. C'est à travers ce projet gonzo qu'elle a découvert le sport de haute intensité, qu'elle surnomme «le plus beau cadeau de sa vie». Elle a laissé de côté la lutte et Lennie Löwe voilà quelques mois pour dorénavant se consacrer au CrossFit.

Véro Leduc est professeure au département de communication sociale et publique de l’UQAM. Première professeure d’université sourde au Québec, elle enseigne au programme d'action culturelle, lequel forme des professionnel-les capables de concevoir des actions culturelles et de promouvoir à la fois la démocratisation de la culture et la démocratie culturelle. Chercheure associée à divers partenariats de recherche, ses projets et ses pratiques s’articulent à travers des démarches de recherche-création et des perspectives critiques, féministes, queer, intersectionnelles, crip (handicapées) et sourdes. Ses recherches actuelles portent notamment sur les pratiques artistiques des personnes sourdes et handicapées au Canada, la musique sourde et l'accessibilité culturelle.

Hélène Lee-Gosselin est professeure titulaire au Département de management depuis 1981. Détentrice d’un doctorat en Organizational Psychology de l’University of Michigan, elle consacre sa carrière à l’étude de la réalité des femmes, de l’équité et de l’éthique dans les organisations. Depuis décembre 2016, elle dirige l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSÉÉ) et poursuit ses travaux de recherche en partenariat avec le milieu, notamment sur la place des femmes dans les instances de direction et les conseils d’administration, les femmes entrepreneures et les femmes dans les professions où elles étaient très peu nombreuses il y a quelques décennies. De 1997 à 2001, puis de 2010-2017, elle fut titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés et elle a notamment mené les travaux qui ont permis la création de l’IFSÉÉ. Elle est membre du Regroupement des chercheuses féministes du Québec (RéQEF) depuis sa création et de son comité scientifique. En reconnaissance de son engagement, la Faculté des sciences de l’administration lui a décerné le Prix Hermès d’excellence en relations avec la collectivité en 2016, et la YWCA de Québec lui a décerné le Grand prix avancement de la femme en 2012.

Élisabeth Mercier est professeure adjointe spécialisée en études sur le genre au Département de sociologie de l’Université Laval. Détentrice d’un doctorat en communication, ses travaux portent sur les enjeux culturels et politiques du genre et des sexualités. Ses intérêts de recherche incluent l’analyse critique du discours social, des médias et des cultures populaires ; les théories féministes; les enjeux de pouvoir et de moralisation liés au genre et à la sexualité, en particulier dans leurs articulations aux autres axes de différenciation sociale dont la classe, l’âge et l’ethnicité. Elle a notamment publié des articles dans les revues Nouvelles questions féministesGenre, sexualité et société et Québec Studies.

Geneviève Pagé est professeure de science politique à l’Université du Québec à Montréal. Ses champs d’expertise incluent les théories féministes, les théories politiques, les mouvements sociaux et la pédagogie féministe. Ses recherches actuelles portent sur la création, la transformation, la traduction et l’appropriation d’éléments théoriques entre les groupes féministes de la base et les espaces universitaires ainsi que sur l’apprentissage de la prise de parole publique chez les femmes. 

Julie Podmore est professeure de géographie humaine au Collège John Abbott et professeure affiliée à l’Université Concordia. Elle est aussi chercheure membre de la Chaire de recherche sur l’homophobie à l’UQAM. Détentrice d’un doctorat en géographie sociale, elle s’intéresse à la formation des espaces LGBTQ à l’échelle urbaine. Ses publications les plus fréquemment citées traitent de la façon dont le genre a été impliqué dans la formation des différents espaces LGBT à Montréal depuis 1950. Julie Podmore a publié ses travaux dans de nombreuses revues internationales, notamment : Gender, Place and CultureSocial and Cultural Geographyet Journal of Homosexuality. Ses publications les plus récentes sur l’activisme LGBT sont apparues dans le Journal of Lesbian Studies(avec Line Chamberland) et dans les ouvrages collectifs Lesbian GeographiesQueer Mobilisations et The Ashgate Research Companion to Lesbian and Gay Activism(avec Manon Tremblay). Présentement, elle mène ses recherches (avec Alison Bain et Brian Ray) sur les populations LGBTQ dans les banlieues des grandes villes Canadiennes. Elle est aussi coéditrice du livre Lesbian Feminism (Zed Books) et de deux numéros spéciaux à paraître, « Féminismes et lesbianismes » (avec Manon Tremblay) de Recherches féministeset « Placing LGBTQ urban activisms » (avec Alison Bain) de Urban Studies.  

Camille Robert est chargée de cours et candidate au doctorat en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Son projet de thèse porte sur les conflits liés au travail de reproduction sociale dans le contexte du tournant néolibéral de l’État québécois, à travers l’étude de trois grèves dans le secteur de l’éducation et de la santé. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle s’est intéressée aux discours et aux mobilisations des féministes québécoises pour la reconnaissance du travail ménager. Ses recherches ont été publiées sous forme de livre aux Éditions Somme toute en 2017. Elle a également codirigé un ouvrage collectif sur le travail invisible des femmes au Québec, paru aux Éditions du remue-ménage en 2018. 

Joëlle Rouleau est professeure adjointe au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal et se spécialise en études de genre (Gender Studies). Documentariste, activiste, chercheure et artiste engagée, elle s’intéresse aux enjeux liés à la représentation et à l’identité. De plus, elle travaille sur des enjeux épistémologiques et méthodologiques qui prennent place dans l’acte de faire de la recherche, et pratique la recherche-création dans le but de transformer son rapport à cette dernière. Rouleau s’intéresse à la posture intersectionnelle et à son intégration dans un contexte d’étude des arts médiatiques afin de réfléchir aux relations entre les représentations culturelles, les relations sociales et les différents domaines de pouvoirs intervenant dans la construction de normativités.

Pascale Thériault est candidate au doctorant en études cinématographiques au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques à l’Université de Montréal, ainsi que chargée de cours à l’UQAT et à l’Université de Montréal. Elle s’intéresse aux diverses pratiques féministes mises en place pour se réapproprier les jeux, ce que soit dans la création ou dans habitudes de jeu. Elle est également la cofondatrice et coorganisatrice du Groupe Féministe Vidéoludique.

Andrea J. Woodburn est professeure adjointe au Département d’éducation physique de l’Université Laval, et directrice du baccalauréat en intervention sportive. Ses recherches portent sur l’apprentissage du coaching, le développement d’une démarche réflexive chez les intervenants sportifs et l’exclusion sociale en sport. Anciennement coach de ski alpin et maître-formatrice au sein du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE), elle a pu soutenir plusieurs fédérations nationales dans le développement de leur programme de formation des entraîneurs et des entraîneures. Récemment, elle a rejoint l’équipe de recherche de l’Observatoire international en management du sport.