Collaboratrices et collaborateurs scientifiques

Collaboratrices et collaborateurs scientifiques 2017

Isabelle Auclair, professeure au Département de management de l’Université Laval et chercheuse associée à la Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations et à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés, de l’Université Laval, a notamment développé son expertise sur l'analyse genrée en travaillant au sein du système des Nations Unies en Équateur. Durant cette période, son travail a porté sur le lien entre la féminisation du VIH et les violences faites aux femmes dans la région andine, l'accès à la justice pour les femmes vivant à la frontière colombo-équatorienne et la transversalisation de la perspective de genre dans les projets et programmes de développement. Cette expérience professionnelle a inspiré son choix de projet doctoral en anthropologie à l'Université Laval ainsi que ses recherches actuelles qui portent, entre autres, sur le continuum des violences de genre, les mouvements migratoires, l’analyse genrée et intersectionnelle dans les domaines liés au développement international et l’action humanitaire et la diversité et l’équité dans les organisations. 

La formation multidisciplinaire d’Alexandre Baril combine un baccalauréat, une maîtrise et la scolarité d’un doctorat en éthique et philosophie, ainsi qu’un doctorat en études féministes et de genre. Après un séjour comme chercheur postdoctoral financé par le CRSH et comme professeur invité en études féministes, de genre et des sexualités à Wesleyan University en 2014-2015, Alexandre Baril a occupé un poste comme professeur adjoint remplaçant à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa. Depuis septembre 2016, en tant que lauréat de la bourse Izaak Walton Killam, il a commencé une seconde recherche postdoctorale portant sur les intersections entre les politiques des personnes trans et des personnes handicapées au Département de science politique de Dalhousie University. Comme théoricien et activiste, il mène des recherches interdisciplinaires à la croisée des études féministes et de genre, queers, trans, sur le handicap et de la sociologie du corps et des mouvements sociaux.

Suzy Basile est originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci. Elle a une formation académique, un baccalauréat et une maîtrise en anthropologie. Elle est professeure à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), au campus de Val-d’Or. Elle est membre du comité directeur du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG). Elle a récemment soutenu une thèse de doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAT. Cette thèse porte sur le rôle et la place des femmes Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles. Madame Basile s’est impliquée dans le processus de développement du Protocole de recherche de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (2005, 2014). Elle a développé les Lignes directrices en matière de recherche avec les femmes autochtones publiées par l’Association des femmes autochtones du Québec en 2012. Elle a également codirigé divers ouvrages sur le sujet de l’éthique de la recherche avec les peuples autochtones.

Janik Bastien Charlebois est professeure au département de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Elle est cochercheure au sein du groupe partenarial Cultures du témoignage, de même que membre de l’Institut de recherche et d’études féministes (IREF) et affiliée à la Chaire de recherche sur l’homophobie. Sa recherche actuelle, soutenue par le FRQSC, porte sur l’émergence de la parole des personnes intersex(ué)es. Elle a publié divers textes universitaires et essais sur les enjeux intersexes en français et en anglais tels que : «Femmes intersexes : sujet politique extrême du féminisme» et «Sanctioned Sex/ualities : The Medical Treatment of Intersex Bodies and Voices». Chercheure engagée et ouvertement intersexe, elle est impliquée dans la reconnaissance des droits humains des personnes intersex(ué)es. Elle a notamment pris part aux deux derniers forums intersexes internationaux de l’ILGA, ainsi qu’à une délégation de groupes intersexes visant la dépathologisation de l’intersexuation auprès de l’Organisation mondiale de la santé. 

Julie Beaulieu est professeure adjointe en études cinématographiques au Département de littérature, théâtre et cinéma de l’Université Laval depuis 2012. Membre régulière du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ, Ulaval) depuis 2016, elle est également membre régulière du Groupe de recherche sur l'avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique (GRAFICS, UdeM) depuis 2014. Son enseignement porte principalement sur les questions de sexe, de genre et de sexualité au cinéma, le cinéma des femmes et le cinéma d’avant-garde et expérimental. Ses intérêts de recherche couvrent la production cinématographique des femmes, les théories féministes et queer au cinéma, ainsi que littérature féminine du XXe siècle (particulièrement l’œuvre de Marguerite Duras). Julie Beaulieu est l’auteure de plusieurs articles et chapitres de collectifs, dont « Filmer le désir : sexualité et cinéma des femmes » (à paraître aux Cahiers de l’IREF), « La sexualité des femmes incarcérées à l’écran. L’exemple québécois de la série-télé Unité 9 » (Champ pénal/Penal field, 2016) et « Le plaisir visuel de Valérie » (Nouvelles vues, 2013-14). Elle prépare actuellement, en collaboration avec Lori Saint-Martin (UQÀM) et Adrien Rannaud (chercheur postdoctoral, USherbrooke), un collectif sur les nouvelles approches du féminisme dans la littérature, le théâtre et le cinéma (à paraître chez Codicille Éditeur).

Manon Bergeron (BA sexologie, MA sexologie, PhD éducation) occupe un poste de professeure au Département de sexologie de l’UQÀM depuis 2010. Ses intérêts de recherche concernent surtout les violences sexuelles envers les femmes et les adolescent.es, tout particulièrement le développement et l’évaluation des stratégies de prévention dont les programmes de prévention et les formations destinées aux intervenant.es de différents secteurs. Sa thèse doctorale consistait en une recherche évaluative sur le transfert des apprentissages effectués à la suite de la formation des enseignant.es et des intervenant.es scolaires dans le domaine des agressions sexuelles. Tous ses travaux de recherche se réalisent en étroite collaboration avec les milieux de pratique au Québec, et tout particulièrement en partenariat avec le Regroupement québécois des CALACS. Elle dirige actuellement deux projets majeurs ayant un rayonnement provincial: 1) le Chantier-RéQEF portant sur les violences sexuelles en milieu universitaire d’où origine l’enquête ESSIMU menée dans six universités québécoises, 2) le développement du programme de prévention Empreinte : Agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel qui sera implanté à travers le Québec dans les écoles secondaires dès l’année 2017-2018.  Mme Bergeron a travaillé plus de douze années dans des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). Elle est membre chercheure de plusieurs regroupements, dont l’Équipe Violence Sexuelle et Santé (ÉVISSA), le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF).

Isabelle Boisclair est professeure en études littéraires et culturelles à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches portent sur les représentations des identités de sexe/genre et des sexualités dans les textes littéraires contemporains. Elle a publié Ouvrir la voix/e. Le processus constitutif d’un sous-champ littéraire féministe au Québec (1960-1990) (Nota bene, 2004) et a dirigé la publication de trois collectifs, Lectures du genre (remue-ménage, 2002), Nouvelles masculinités? L’identité masculine et ses mises en question dans la littérature québécoise (Nota bene, 2008) en collaboration avec Carolyne Tellier, puis, en collaboration avec Catherine Dussault Frenette, Femmes désirantes. Art, littérature, représentations (remue-ménage 2013). Elle a également cosigné, avec Lucie Joubert et Lori Saint-Martin, Mines de rien. Chroniques insolentes, aux éditions du remue-ménage (2015). Elle est membre du VersUS (Groupe de recherche en études littéraires et culturelles comparées du Canada et du Québec de l’Université de Sherbrooke), du RéQEF (Réseau québécois en études féministes) et du comité international de la revue Nouvelles Questions Féministes. Elle est également collaboratrice au Devoir.

Sophie Brière est titulaire de la Chaire de Leadership en enseignement – Femmes et organisation et professeure agrégée au Département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Elle détient une maîtrise et un doctorat de l’École nationale d’administration publique (2006) et un post doctorat de l’École de développement international et de mondialisation de l’Université d’Ottawa (2010). Ses recherches doctorales ont porté sur la progression des femmes dans les postes de direction en administration publique en Tunisie et au Maroc. Depuis une quinzaine d’années, elle développe une expertise tant au niveau de la pratique, de la formation que de la recherche sur la place des femmes dans les organisations, et ce tant au Québec qu’à l’international. L’intégration des femmes dans les projets de développement, le soutien à l’entrepreneuriat féminin, l’institutionnalisation de l’égalité entre les sexes et l’impact de la présence des femmes sur la performance des conseils d’administration sont quelques exemples de thèmes qui font l’objet de ses travaux de recherche et d’enseignement. Ses travaux sont financés par plusieurs organismes reconnus tels que le Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC), le Centre de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) et l’Autorité des marchés financiers du Québec (AMF). Elle est aussi membre du Regroupement québécois en études féministes (RéQEF) et membre associée de la Chaire Claire-Bonenfant Femmes – Savoirs et Sociétés.

Hélène Charron est directrice de la recherche et de l’analyse au Conseil du statut de la femme ainsi que chercheure associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés de l’Université Laval, où elle a également enseigné pendant cinq ans en études féministes et en sociologie. Elle est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales à Paris et de l’Université de Montréal et elle a mené des études postdoctorales au Centre interuniversitaire en études québécoises. Ses recherches portent principalement sur les rapports de genre dans le champ de l’éducation et des sciences sociales françaises et québécoises. Elle a notamment publié L’égalité entre les sexes en milieu scolaire (CSF, 2016), Les formes de l’illégitimité intellectuelle. Les femmes dans les sciences sociales françaises, 1890-1940 (Paris, CNRS Éditions, 2013) et La sociologie entre nature et culture : genre et évolution sociale dans L’Année sociologique (Québec, Les presses de l’Université Laval, 2011).

Ryoa Chung est professeure agrégée au Département de philosophie de l'Université de Montréal. Titulaire d'un diplôme de stage doctoral "pensionnaire scientifique étranger" à l'École Normale Supérieure de Fontenay/St-Cloud (Paris, 1997), elle a complété son doctorat en philosophie à l'Université de Montréal (2001) et effectua deux séjours de recherche à titre de 'visiting scholar' à Columbia University (2002) et au Harvard School of Public Health (2003). Ses domaines de recherche sont l'éthique des relations internationales et la philosophie politique appliquée, notamment dans le domaine de la santé. Elle s'intéresse également aux perspectives féministes pour mieux les intégrer dans le champ de l'éthique internationale. Ses articles ont paru dans des revues telles que Critical Review of International Social and Political Philosophy, Public Health Ethics, ainsi que dans des ouvrages collectifs tels que Questions d'éthique contemporaine (sous la direction de L. Thiaw-Po-Une, Stock, 2006), et Bioethics in Canada (sous la co-direction de C. Weijer, A. Skelton and S. Brennan, Oxford University Press, 2013). Ryoa Chung a codirigé avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer l'ouvrage Éthique des relations internationales (Presses universitaires de France, 2013).

Léa Clermont-Dion est étudiante au doctorat en science politique à l’Université Laval. Sa thèse porte sur les discours antiféministes en ligne. Récipiendaire d’une Bourse Vanier, elle est militante féministe depuis une dizaine d’années. Elle est également auteure de La revanche des moches et co-auteure du livre Les Superbes. On lui doit la co-instigation de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.

France Courtemanche a reçu son baccalauréat en éducation de l’Université de Moncton en 2010 où elle a été présidente de l’association étudiante (AGEEUMCE). Elle a commencé sa carrière en tant qu’enseignante à Montréal dans une école plurielle anglophone. Elle s’est ensuite relocalisée au Moyen-Orient où elle a enseigné à l’École International Américaine du Koweït pendant quatre ans. Depuis son retour à Montréal elle s’implique activement dans la communauté auprès d’organismes jeunesse. France croit en l’importance de l’éducation pour la justice sociale, elle met son leadership à profit afin de propager sa passion pour le plurilinguisme et de faire valoir l’importance d’une éducation plurilingue dans le contexte scolaire montréalais. Dans le cadre de sa maîtrise en Leadership en Éducation à l’Université McGill, elle travaille en collaboration avec l’équipe du projet Define the line afin de fournir une analyse critique de ce qui est publié dans la presse médiatique au sujet des phénomènes de violences sexuelles dans le contexte universitaire.

Marie-José Des Rivières est conseillère en développement de la recherche à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, membre du comité de rédaction de la revue Recherches féministes,  membre associée de la Chaire d’étude Claire Bonenfant - Femmes, Savoirs et sociétés, membre associée du Centre interuniversitaire de recherche sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), membre du Groupe de recherche sur l’histoire de la vie culturelle, membre du conseil d’administration de la YWCA Québec . Elle a publié Châtelaine et la littérature1960-1975; elle est coauteure, avec Denis Saint-Jacques, des anthologies  L’heure des vaches et autres récits du terroir et Chercher fortune à Montréal enfin, du collectif De la Belle Époque à la Crise. Chroniques de la vie culturelle à Montréal. Elle a participé à plusieurs collectifs, dont Femmes de rêve au travail ; le Traité de la culture ; 1937: un tournant culturel; Dialogue et choc des muses. Elle travaille sur l’histoire des magazines au Québec.

Julie Desrosiers est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, où elle enseigne le droit pénal et le droit criminel. Titulaire d’un doctorat en droit de l’Université McGill (avec mention d’honneur), elle est membre régulier du Centre de recherche sur les jeunes et les familles à risque (JEFAR). Elle a agi à titre de commissaire à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (2009-2015) et elle est administratrice de la Ligue des droits et libertés – section Québec (depuis 2015). Elle est l’auteure de L’isolement et les mesures disciplinaires dans les centres de réadaptation pour jeunes (Wilson et Lafleur, 2005) et de L’agression sexuelle en droit canadien (Yvon Blais, 2009) pour lequel elle s’est vue décerner le prix du Concours juridique 2011 de la Fondation du Barreau du Québec dans la catégorie «Monographie et Traité», qui vise à récompenser le meilleur ouvrage de doctrine juridique paru au Québec en 2009-2010. Elle co-signe avec le professeur Hugues Parent le troisième tome duTraité de droit criminel, intitulé La peine (Thémis, 2012, 2e éd. 2016). Plusieurs articles scientifiques complètent ses publications.

Bachelière en communication, Marie-Danièle Dussault s’intéresse aux médias en général, et aux médias sociaux en particulier. Longtemps impliquée sur le terrain dans les communautés LGBTQIA2S, elle a choisi de joindre sa voix et ses efforts à l’équipe de Je suis féministe en mai 2016 afin de conjuguer sa passion pour les plateformes web et son besoin de militer pour faire changer les choses. Elle a depuis tranquillement pris la charge principale de la gestion des médias sociaux au nom de l’équipe, faisant face aux récents cas de trollitudes et à la gestion de crise de l’automne 2016, alors que Je suis féministe s’est vu menacé de fermeture par Facebook.

Pierre-Sébastien Fournier est professeur titulaire et directeur du Département de management de l’Université Laval à Québec et chercheur à la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail (www.cgsst.com). Il est titulaire d’un Diplôme d’études approfondies de l’École Pratique des Hautes Études de Paris et d’un doctorat en relations industrielles de l’Université Laval (2003). Ses activités de recherche portent sur l’étude de la charge de travail dans le but d’outiller les milieux à gérer ce risque ainsi que sur les conditions d’intégration des nouveaux travailleurs en contexte de transition de la main-d’œuvre. Ses travaux s’ancrent dans la réalité des organisations et se déroulent en partenariat avec celles-ci, lui procurant une connaissance détaillée de leurs réalités. En 2011, M. Fournier s’est vu décerner, pour une troisième fois, la Distinction Socrate de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. Cette distinction vise à reconnaître et à honorer les enseignants s’étant illustrés par la qualité de leur enseignement durant l’année et s’appuie sur l’évaluation sommative effectuée par les étudiants. Il a signé divers articles dans diverses revues scientifiques et il participe régulièrement à l’organisation de colloques et autres activités avec des milieux professionnels et scientifiques sur des enjeux actuels dans les organisations.

Chloe Garcia est étudiante au doctorat à l'Université McGill, dans la Faculté d'éducation. Ses intérêts de recherche sont le consentement sexuel, la culture du viol, l'éducation sexuelle, et la littératie des médias. Elle cherche à comprendre comment les jeunes développent leur compréhension du consentement sexuel et de la culture du viol à travers l'analyse et la production de vlogues sur YouTube. Elle offre des séminaires sur la sexualité à l'université et espère éventuellement travailler dans le secteur gouvernemental. En ce moment, son travail se concentre sur le développement de revues de la littérature sur l'historique du terme "culture de viol" et sur l'influence des médias sociaux. 

Carol-Anne Gauthier, Ph. D, est professionnelle de recherche à la Chaire de recherche en enseignement – Femmes et Organisations ainsi qu'à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés de l’Université Laval. Ses recherches doctorales ont porté sur le rôle des réseaux sociaux dans l'insertion socioprofessionnelle d'immigrantes hautement qualifiées au Québec. Ses principaux intérêts de recherche sont la diversité et l’équité en emploi, les femmes dans les secteurs traditionnellement masculins, et l’immigration. Carol-Anne a été chargée de cours aux départements de Management (Faculté des sciences de l’administration) et des Relations industrielles (Faculté des sciences sociales), où elle a enseigné des cours liés à l’équité en emploi, à la gestion des ressources humaines, à la sociologie des organisations et à l’économie du travail. Elle est également enseignante en psychologie au CEGEP Champlain-St-Lawrence depuis l’automne 2015.

Naïma Hamrouni est docteure en philosophie et professeure associée au Département de science politique de l’Université Laval. Après avoir complété son doctorat en cotutelle à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale de l’Université de Louvain et à l’Université de Montréal, elle a réalisé un postdoctorat de deux ans en ‘‘éthique, genre et injustices raciales’’ au Simone de Beauvoir Institute de l’Université Concordia, et un contrat de deux ans comme professeure à l’Université Laval. Préoccupée par les injustices sociales, celles vécues par les femmes et les minorités racisées, elle a récemment dirigé, avec Chantal Maillé, l’ouvrage Le sujet du féminisme est-il blanc ? (Montréal, remue-ménage, 2015) et a coordonné, avec Sophie Bourgault, le numéro Travail, genre et justice sociale pour la revue Politique et sociétés (2016). Ses travaux ont été publiés dans Politique et sociétés, Philosophiques, Recherches féministes, Revue de philosophie économique, ainsi que dans les ouvrages Le care. Éthique féministe actuelle (Montréal, remue-ménage), Vulnerability, Autonomy, and Applied Ethics (New York, Routledge) et Théories de la justice (Louvain, Presses Universitaires de Louvain).

Formée en anthropologie socioculturelle depuis 2007, Amélie Keyser-Verreault est candidate au doctorat au Département d’anthropologie de l’Université Laval. Elle se spécialise en études taiwanaises et anthropologie politique du corps depuis la maîtrise et ses travaux actuels portent sur l’idéologie néolibérale et ses conséquences et les rapports sociaux de sexe à Taiwan. Amélie Keyser-Verreault parle couramment chinois et a mené des recherches ethnographiques à Taipei, Taiwan de 2009 à 2014.  Elle a également été auxiliaire d’enseignement pour les cours de l'Université féministe d’été en 2016 et 2017 (1er/2e/3ecycles, Université Laval) et les cours Sexualités et cultures et Diversité culturelle : contexte et enjeux au Département d’anthropologie.

Sophie Labelle est bédéiste et romancière. Elle est l'auteure de la bande dessinée en ligne à propos d'une fillette transgenre Assignée garçon, traitant de transféminisme. Elle a été invitée à donner des conférences et des ateliers dans une vingtaine de pays et dans plus de 70 universités, en plus de voir son travail traduit dans une dizaine de langues.

Marie France Labrecque est professeure émérite de l’Université Laval, Québec, Canada, et associée au Département d’anthropologie de cette université. Son approche est celle de l’économie politique féministe et ses principales recherches se sont déroulées au Mexique sur des questions relatives aux dynamiques de développement, aux conditions de vie des Autochtones, à la justice sociale de même qu’à l’équité de genre. L’ensemble des travaux réalisés durant les 30 dernières années s’inscrit dans le paradigme de la mobilité, que ce soit celle des idées (comme dans le cas des consignes internationales d’intégration des femmes au développement ou encore de la transversalisation du genre), celle des capitaux et des marchandises (comme dans le cas du travail des femmes autochtones dans les usines de sous-traitance, soit les maquiladoras) ou encore celle des personnes (comme dans le cas de la migration). Dans ses recherches en cours, elle s’intéresse aux dynamiques transversales Nord-Sud, que ce soit par la comparaison des féminicides au Mexique et au Canada ou encore en suivant les travailleurs agricoles temporaires mayas du Yucatan qui migrent saisonnièrement vers le Canada pour œuvrer dans le secteur agricole. Parmi ses livres les plus récents, on trouve : Féminicides et impunité : le cas de Ciudad Juárez. Montréal : Écosociété (2012); ‘Avec une touche d’équité et de genre’ : les politiques publiques dans les champs de la santé et du développement au Yucatán. Québec : PUL, avec Arlette Gautier, coauteure (2013) et enfin, La migration saisonnière des Mayas du Yucatan au Canada : la dialectique de la mobilité. Québec : PUL (2016).

[marie-france.labrecque@ant.ulaval.ca]

Diane Lamoureux est maintenant retraitée après avoir été professeure de philosophie politique au Département de science politique de l’Université Laval (Québec, Canada) durant plus de 30 ans. Travaillant depuis plusieurs années sur les enjeux reliés à la citoyenneté et à la démocratie au prisme des diverses modalités d’exclusion des femmes, ses travaux récents portent sur l’impact conjugué du néolibéralisme et du néoconservatisme sur les sociétés occidentales contemporaines. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles sur le féminisme québécois, l’antiféminisme et les théories féministes. Ses ouvrages les plus récents sont Pensées rebelles (Remue-ménage, 2010), Le trésor perdu de la politique (Écosociété, 2013) et Les possibles du féminisme (Remue-ménage 2016).

Louise Langevin, AD.E, membre du Barreau du Québec, est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, à Québec, depuis 1991. Depuis 2016, elle est directrice de la revue Les Cahiers de droit. De 2006 à 2009, elle a été titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval. Elle est aussi, depuis 1986, membre du Barreau du Québec, qui lui a décerné le Mérite Christine-Tourigny en 2010 pour son engagement social et son apport à l'avancement des femmes dans la profession. Elle a été secrétaire juridique auprès du très honorable Feu Antonio Lamer, ancien juge en chef de la Cour suprême du Canada, Ottawa. Elle a été corédactrice de la Revue Femmes et Droit de 1999 à 2012 et a été active auprès de l’Agence universitaire de la Francophonie de 2004 à 2009. Elle est membre du comité de rédaction de Recherches Féministes, membre du comité de programme de l’Université féministe d’été, membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF) et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Elle travaille activement avec les différents groupes de femmes du Québec. Ses champs de recherche et d’enseignement portent sur les théories féministes du droit, les droits fondamentaux ainsi que sur les obligations conventionnelles et extracontractuelles. En 2012, Louise Langevin a publié avec Nathalie Des Rosiers et Marie-Pier Nadeau L'indemnisation des victimes de violence sexuelle et conjugale, 2e édition (Éditions Yvon Blais, 630p.). En juillet 2014, cette monographie a obtenu le prix Walter-Owen de la Fondation de la recherche juridique qui vise à reconnaître l’excellence en matière de rédaction juridique et à récompenser d’exceptionnels projets canadiens qui renforcent la qualité de la recherche en droit au pays. Louise Langevin a travaillé sur le consentement des femmes en matière contractuelle, sur les contrats de maternité de substitution, ainsi que sur la question de la traite des femmes, plus particulièrement la question des aides familiales domestiques immigrantes. Elle travaille présentement sur le droit à l’autonomie de reproduction des femmes.

Typhaine Leclerc-Sobry est candidate à la maîtrise en sociologie à l’Université Laval, sous la direction de Madeleine Pastinelli. Son projet de recherche porte sur les pratiques, mises en œuvre dans plusieurs organisations progressistes québécoises, visant à assurer un partage plus équitable de la parole, notamment entre les hommes et les femmes (alternance homme-femme, caucus non-mixtes, etc.). S’appuyant sur des entretiens semi-dirigés réalisés avec des militantes et militants de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, Typhaine s’intéresse à la compréhension de ces pratiques, aux effets que celles-ci peuvent avoir sur les individus et sur l’organisation, aux obstacles à leur mise en application et aux discours qui les entourent. Sa recherche a bénéficié de l’appui financier du Fonds de recherche du Québec – Société et culture et du Programme de bourses d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Avant d’effectuer un retour aux études en 2015, Typhaine a travaillé près de cinq ans comme animatrice-coordonnatrice au Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, où elle continue de militer aujourd’hui. Parallèlement, elle est impliquée dans diverses initiatives féministes et antiracistes à Québec, ayant contribué à une émission de radio, à la conception et à l’animation d’ateliers d’éducation populaire, ainsi qu’à l’organisation de manifestations et d’événements ponctuels.

Hélène Lee-Gosselin est professeure titulaire au Département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval depuis 1981; elle le dirigea de 1984 à 1987. Détentrice d’un Ph.D. en Organizational Psychology, University of Michigan (1984), elle consacre sa carrière à l’étude de la réalité des femmes, de l’équité et de l’éthique dans les organisations. Depuis décembre 2016, elle dirige l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSEE) et poursuit ses travaux de recherche en partenariat avec le milieu, notamment sur la place des femmes dans les instances de direction et les conseils d’administration, les femmes entrepreneures natives et immigrantes et les femmes dans les professions où elles étaient très peu nombreuses il y a quelques décennies. De 2010-2017, elle fut titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés et elle a notamment mené les travaux qui ont permis la création de l’IFSEE . De 1997 à 2001, elle fut titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval. Avec les professeures Carmen Bernier et Lyne Bouchard, elle réalise un projet de recherche (2014-2017) sur les réalités des femmes dans l’industrie des nouvelles technologies de l’information et des communications, en partenariat avec technoCompétence et trois organisations de l’industrie. Elle participe aussi à l’équipe de recherche du projet (programme Action concertée du FRQSC) « Les femmes dans les métiers et professions traditionnellement masculins : une réalité teintée de stéréotypes de genre nécessitant une analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire », sous la direction de Sophie Brière. Entre 2009 et 2014, grâce au financement de l’Entente spécifique sur la condition féminine et la conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale, elle a mené des études sur 1- les femmes entrepreneures (immigrantes et natives) de la région de Québec, 2- les pratiques organisationnelles qui soutiennent l’accès des femmes aux postes de direction de grandes organisations et finalement, 3- la qualité de la réponse aux besoins des femmes rurales de 35 ans et plus qui retournent sur le marché du travail, que présentent les programmes de réinsertion professionnelle. Elle a aussi participé à une équipe de recherche s’intéressant aux conditions de succès de l’intégration des mesures de conciliation travail-famille dans les petites et moyennes entreprises (PME), et au comité qui a conçu la norme Conciliation travail-famille (BNQ 9700-820). Universitaire engagée, elle a collaboré à l’application du programme d’accès à l’égalité des professeures et professeurs de l’Université Laval, comme co-présidente du comité paritaire de 1991 à 2008. Elle est membre du Comité consultatif des partenaires pour l’équité salariale, à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail comme représentante des salarié.e.s non-syndiqué.e.s. Elle est membre du C.A. de l’Agence du revenu du Québec (2011-) et des comités de Gouvernance et d’éthique (2011-) et des Ressources humaines (2014-). Impliquée dans le Mouvement Desjardins depuis 1982 comme membre du C.A. de la Caisse populaire Desjardins de l’Université Laval, elle est membre du Conseil régional de Québec-Ouest-Rive-Sud (2001-) et elle a présidé le Conseil d’éthique et de déontologie de la Fédération (2001-2015). Depuis 2012, elle est membre de la Commission de l’enseignement et de la recherche universitaire du Conseil supérieur de l’éducation, Québec. Elle est membre du Regroupement des chercheuses féministes du Québec (RéQEF) depuis sa création et de son comité scientifique. En reconnaissance de son engagement, la Faculté des sciences de l’administration lui a décerné le Prix Hermès d’excellence en relations avec la collectivité en 2016. En 2012, la YWCA de Québec lui décernait le Grand prix avancement de la femme.

Richard Marcoux (Ph.D. en Démographie) est professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval où il a été recruté en 1996. Ses travaux portent notamment sur les doctrines démographiques, l’histoire sociale des populations et les enjeux dans le domaine de la population et du développement. Il s’intéresse plus particulièrement à l’école et au travail des enfants ainsi qu’aux transformations familiales en Afrique et a publié quatre ouvrages et de nombreux articles sur les questions de population en Afrique. Il a obtenu plusieurs subventions de recherche portant sur l’Afrique : Dynamique familiale et itinéraires de travail des enfants à Bamako (CRSH); Le devenir des orphelins en Afrique (CRSH); Études des populations vulnérables du Mali (CRSH); Les sociétés africaines en mutation : les enjeux intergénérationnels (FQRSC). De 2001 à 2007, il a été le coordonnateur du Réseau Démographie de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), un réseau de chercheuses et de chercheurs qui compte plus de 750 membres dont les trois quarts proviennent du continent africain. Il siège sur les comités de rédaction des Cahiers québécois de démographie, de Recherches sociographiques et d’African Population Studies (Witz University, Afrique du Sud). En avril 2009, il a été nommé directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) de l’Université Laval. Il est également leresponsable scientifique du Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines (GIERSA) qui regroupe des professeurs africanistes en sciences sociales de deux universités québécoises (Université Laval et Université de Montréal (http://www.GIERSA.ulaval.ca)). Un de ces derniers articles « Le travail des enfants au Mali. Tentative de mesure et inégalités de genre » est paru dans Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale, numéro 2015/2, pp. 84-90. Richard Marcoux est aussi directeur des programmes de 2e et 3e cycles au Département de sociologie, notamment du microprogramme de 2e cycle en Études de genre et a été membre du comité de programme de certaines éditions de l’Université féministe d’été.

Élisabeth Mercier est professeure adjointe spécialisée en études sur le genre au Département de sociologie de l’Université Laval. Ses travaux portent sur les enjeux culturels et politiques du genre et des sexualités. Détentrice d’un doctorat conjoint (Ph.D.) en Sciences de la communication de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Concordia (2013), sa thèse a pour titre Ni hypersexualisées ni voilées! Tensions et enjeux croisés dans les discours sur l’hypersexualisation et le port du voile « islamique » au Québec. Son mémoire de maîtrise (Université de Montréal 2007, Sciences de la communication), quant à lui, abordait le recours à la chirurgie esthétique en lien avec l’émission de téléréalité Extreme Makeover. Élisabeth a été chercheure postdoctorale affiliée à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQÀM et au Center for Feminist Research York University. Son projet postdoctoral a été financé par le Fonds de recherche québécois Société et culture (FRQSC). Ses intérêts de recherche incluent l’analyse critique du discours social, des médias et des cultures populaires; les théories féministes; les enjeux de pouvoir et de moralisation liés au genre et à la sexualité, en particulier dans leurs articulations aux autres axes de différenciation sociale dont la classe, l’âge et l’ethnicité. Élisabeth Mercier a publié des articles, notamment dans les revues Nouvelles questions féministes (2016, vol. 35, no 1) « Sexualité et respectabilité des femmes: la SlutWalk et autres (re)configurations morales, éthiques et politiques », Féminétudes et Québec Studies Journal (2013, vol. 56, automne/hiver) « Les discours (anti)féministes à propos de l'hypersexualisation des jeunes filles et du port du voile islamique au Québec ».

Madeleine Pastinelli est professeure titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval et directrice du Centre de recherche cultures-arts-sociétés (CÉLAT). Ethnologue de formation et chercheure de terrain, elle s’intéresse aux identités, à la subjectivité et aux transformations du lien social. Elle mène des recherches depuis la fin des années 1990 sur la sociabilité dans Internet, les relations qui se développent dans des espaces numériques et les communautés en ligne. Elle a mené plusieurs enquêtes sur différents types de communautés en ligne et s’est intéressée aux usages de différentes plates-formes d’échange. Elle est l’auteure de l’ouvrage intitulé  Des souris, des hommes et des femmes au village global, tiré de sa thèse de doctorat, et qui lui a valu plusieurs prix. Elle a publié, seule ou en collaboration, plusieurs articles sur les enjeux méthodologiques, épistémologiques et éthiques de l’ethnographie en ligne dans des revues canadiennes et européennes. Elle poursuit actuellement des recherches sur la matérialité et la circulation des objets dans les communautés en ligne centrées sur le faire, de même que sur les communautés marginales qui se forment dans certains forums de discussion.  Son plus récent ouvrage, intitulé S’engager en ligne. Nouvelle forme de participation des jeunes en Méditerranée paraîtra au printemps 2017 (coédition du CELAT et de l’UNESCO). En marge de ses travaux sur les usages d’Internet, elle s’est également intéressée aux représentations des identités autochtones et aux ménages de colocataires.

 Bachelière en communication, profil Multimédia interactif de l’UQÀM, Marianne Prairie découvre sa vocation féministe à l’université où elle constate une absence marquée des femmes dans les nouvelles technologies. Tout en menant une carrière de gestionnaire de projet web indépendante, elle fait partie du quintette artistique et humoristique Les Moquettes Coquettes. En 2008, Marianne lance avec une amie le blogue collectif Je suis féministe, une plateforme d’expression pour les jeunes féministes francophones, devenu au fil des ans un incontournable du web féministe. Elle se fait également remarquer des médias et du public avec son blogue personnel Ce que j’ai dans le ventre, où elle tient un discours honnête et nuancé sur la maternité. À titre de recherchiste, rédactrice et co-réalisatrice, elle participe à plusieurs projets interactifs tels 24 poses féministes et Journal d’une insomnie collective, deux productions de l’ONF. Maintenant auteure et chroniqueuse, Marianne a codirigé le recueil Je suis féministe, le livre (Remue-Ménage, 2016), a coécrit le récit biographique Le jour où j’ai arrêté d’être grosse (Parfum d’encre, 2014) et le guide La première fois que… Conseils sages et moins sages pour nouveaux parents (Caractère, 2014). Elle tient la chronique hebdomadaire Féministe tout compris chez Châtelaine et a été des deux saisons de La vie n’est pas un magazine à tou.tv. Elle est également associée chez Maman a un plan et écrit pour L’effet A.

Sandrine Ricci est sociologue et chargée de cours à l'Université du Québec à Montréal, coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes depuis sa fondation en 2011. Elle fait partie de l'équipe ESSIMU (Enquête Sexualité Sécurité Interactions en Milieu Universitaire) qui s’intéresse aux violences à caractère sexuel intra et extra campus.  Elle a par ailleurs publié Avant de tuer les femmes, vous devez les violer ! Rapports de sexe et génocide des Tutsi en 2014, et, en 2012, une étude intitulée La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle : entre déni et invisibilité. Plus récemment, elle compte parmi les auteures de l’ouvrage collectif intitulé Le sujet du féministe est-il blanc ? Femmes racisées et recherche féministe. Son projet doctoral est en construction depuis quelques années et porte sur la notion de culture du viol.

Catherine Rossi est titulaire d'un doctorat en droit privé ainsi que d'un Ph. D. en criminologie. Elle est professeure au programme de Criminologie de l'École de service social de l'Université Laval. Elle est chercheure régulière au Centre de recherches interdisciplinaires sur les violences intrafamiliales et faites aux femmes, ainsi que chercheure associée au Centre international de criminologie comparée. Ses champs d'intérêt et de recherche sont la victimologie et les droits des victimes, le droit criminel ainsi que la justice réparatrice et la médiation pénale, en justice pour adultes comme en justice pour adolescents. Elle s'intéresse tout particulièrement aux femmes victimes d'agressions sexuelles et aux proches de victimes d'homicide. Chercheure engagée, elle est la présidente du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de la Capitale Nationale « Viol-Secours » depuis 2014.

Caroline Roy-Blais est une féministe convaincue depuis l'enfance. Déjà en 2000, elle prend part à la toute première Marche mondiale de femmes. Elle fait ses premières armes de militante virtuelle sur Facebook, mais elle sent rapidement le besoin d’avoir une communauté féministe. C’est en 2008 qu’elle répond à l’appel de Je suis féministe! Elle joint l'équipe d'administration en 2011. Très impliquée pendant la grève de 2012, Caroline a été déléguée aux communications de son association étudiante. Elle a publié un article dans le livre Les femmes changent la lutte paru en 2013 sur l'implication des femmes et féministes dans le mouvement de grève. Ancienne coordonnatrice de l’Université féministe d’été et membre de la 2e édition du Colloque étudiant féministe, elle cumule les implications militantes, étudiantes et professionnelles engagées pour le féminisme. Caroline a codirigé le recueil intitulé Je suis féministe. Le livre, publié en 2016, qui se veut être un acte de mémoire du blogue du même nom. Elle a poursuivi des études supérieures en anthropologie -pendant lesquelles elle s’est spécialisée sur les violences faites aux femmes au Mexique- avant de se réorienter vers l'univers des médias. Recherchiste passionnée, elle oeuvre en radio pour une émission quotidienne d’affaires publiques et fait des chroniques pour un magazine bi-mensuel féministe.

Shaheen Shariff est professeure agrégée à l’Université McGill. Son travail est fondé sur les intersections entre le droit et l’éducation. Elle est membre agrégée du Centre des droits de la personne et du pluralisme légal dans la Faculté de droit de l’Université McGill et chercheure affiliée au Center for Internet and Society de la Faculté de droit de Stanford University. Son érudition a commencé avec sa recherche portant sur les questions juridiques reliées à la cyberintimidation et sur le “sexting” non-consensuel chez les adolescents, pour évoluer vers le sujet de la violence à caractère sexuel dans les universités. Elle est la directrice d’une initiative de 7 ans financée par le Conseil de Recherche en Science Humaine du Canada (CRSH), en collaboration avec 12 universités et 17 partenaires de la communauté. Son projet vise à comprendre les barrières systémiques et administratives ainsi que les formes de discrimination ou la “culture du viol” qui tolèrent tacitement et perpétuent la violence sexuelle. Le projet engage les étudiants et partenaires dans l’analyse critique des lois, des médias et de l’art ainsi que dans la recherche qualitative et légale. Cette recherche permettra de développer des politiques informées considérablement par la recherche, des programmes d’études pertinents et des réponses durables afin de réduire la violence sexuelle sur les campus universitaires. 

Thérèse St-Gelais est professeure titulaire en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Dans sa recherche et ses publications, elle privilégie le travail des femmes artistes dont les problématiques sont liées aux enjeux soulevés par les représentations des identités sexuelles et de genre. Elle a été commissaire des expositions Ghada Amer au Musée d’art contemporain de Montréal (2012) et Loin des yeux près du corps regroupant dix femmes artistes et présentée à la Galerie de l’UQÀM (2012). Elle a été co-commissaire (avec Marie-Ève Charron et Marie-Josée Lafortune) de l’exposition Archi-féministes ! présentée en deux volets (« Archiver le corps » et « Performer l’archive ») au Centre d’art contemporain optica (2011-2012). Avec Marie-Ève Charron, elle a également commissarié l’exposition Le désordre des choses à la Galerie de l’UQÀM (2015). Elle a aussi codirigé les colloques (et leurs actes) État de la recherche « Femmes : théorie et création » dans la francophonie (2010) et L’indécidable. Écarts et déplacements de l’art actuel (2008). Elle a contribué à l’édition et à la rédaction de nombreux catalogues, ouvrages collectifs et revues savantes. De 2010 à 2015, elle a dirigé l’Unité de programmes en études féministes de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) à l’UQÀM. Elle est membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

Isabelle St-Pierre est professeure agrégée au Département des sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Ses champs d’intérêt ont trait à la main d’œuvre infirmière et plus particulièrement à la violence au travail et à la gestion de conflits. Elle est coach en gestion de conflits. Elle s’intéresse aussi à la santé au travail, à la santé publique et communautaire, et aux aspects socio-politiques en sciences infirmières. Isabelle est chercheure régulière au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et elle est éditrice pour la revue en sciences infirmières APORIA. Isabelle détient un doctorat et une maîtrise en sciences infirmières de l’Université d’Ottawa. Elle détient aussi un diplôme de deuxième cycle en andragogie ainsi qu’un certificat en santé et sécurité au travail de l’Université du Québec en Outaouais. Elle a travaillé à titre d’infirmière en santé au travail, comme infirmière conseillère en matière de politiques et leadership, comme infirmière gestionnaire de cas, comme infirmière hygiéniste et comme infirmière aux soins intensifs et à l’urgence.

Lorena Suelves Ezquerro, diplômée en Travail social des universités de Saragosse (Espagne) et de Toulouse (France), a œuvré durant de nombreuses années comme travailleuse sociale, conseillère en emploi et intervenante en situation de crise auprès des immigrantes et immigrants récemment arrivés en Europe. Depuis 2007, elle est établie à Québec. Féministe et activiste de longue date, elle détient une maîtrise (M.A. Anthropologie) de l'Université Laval (2014). Dans son mémoire Le parrainage : des effets sur la vie des femmes immigrantes de la Ville de Québec, Lorena s’est intéressée à la manière dont les différentes lois d'immigration façonnent les expériences des personnes immigrantes, notamment les femmes. Elle a récemment travaillé comme chargée de projet Kaléidoscope, livres jeunesse pour un monde égalitaire au sein du Centre Filles de la YWCA Québec. Actuellement, Lorena Suelves Ezquerro poursuit ses études de doctorat en Anthropologie à l’Université Laval. Dans son projet de recherche doctoral « S’il suffisait qu’on s’aime : l’expérience du processus migratoire par le mariage au Québec », elle s’intéresse aux effets des règles de parrainage canadiennes qui encadrent l’immigration familiale des conjoints impliqués, à la transformation des relations intimes et à la conception de l’amour romantique comme mécanisme de subordination des femmes. Elle a assuré la coordination de l’Université féministe d’été pour les éditions 2014, 2016 et 2017 et a été une des organisatrices du troisième Colloque étudiant féministe. Elle est également auxiliaire pour les cours de l’Université féministe d’été.

[lorena.suelves-ezquerro.1@ulaval.ca]

Dominique Tanguay (Dominique.Tanguay@ccb.ulaval.ca) est professionnelle de recherche, adjointe aux titulaires de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés de l’Université Laval et de la Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations. Dans ces fonctions, elle a été associée à plusieurs projets de recherche, dont « Les femmes dans les métiers et professions traditionnellement masculins : une réalité teintée de stéréotypes de genre nécessitant une analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire » (FRQSC Action concertée, sous la direction de Sophie Brière, 2015-2017). Dominique détient un doctorat (Ph.D. Sciences de l’orientation, 2014) de l’Université Laval. Sa thèse L’incidence de la maternité et de la paternité sur la persévérance aux études doctorales a porté sur une question qui l’intéresse tant en théorie qu’en pratique puisqu’elle est mère de trois enfants. Parmi ses publications, mentionnons « Comment concilier études et famille ? », dans Pierre Noreau et Emmanuel Berheim (2016), La thèse… un guide pour y entrer, et pour s’en sortir!, publié aux Presses de l’Université de Montréal; « Soutenir la réussite des doctorants qui ont des enfants », Initio, numéro hors-série 2013, 1 : 63-74; « Le soutien aux mères étudiantes universitaires au Québec », dans l’anthologie bilingue Mothering Canada : Interdisciplinary Voices. La maternité au Canada : voix interdisciplinaires, dirigée par Shawna Geissler et al. (Bradford, Demeter Press, 2010 : 259-269). Dominique est chercheuse associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés, membre associée au Centre de recherche et d'intervention sur l'éducation et la vie au travail (CRIEVAT); membre régulière du Réseau québécois en études féministes (RéQEF); membre du Comité de programme de l’Université féministe d’été depuis la première édition en 2003 et elle a occupé le poste de coordonnatrice pour les éditions 2004, 2005, 2009 et 2013. Elle a également été chargée de cours et auxiliaire d’enseignement pour les cours Université féministe d’été; Théories féministes; Femmes, genre, savoirs et sociétés; et Éthique et pratique de la recherche féministe (1er/2e/3e cycles, Université Laval).

Sule Tomkinson est professeure adjointe au Département de science politique de l’Université Laval où elle enseigne les politiques et le management public et le droit, les politiques et les administrations publiques. Ses recherches sont centrées sur la gestion de l’immigration et l’administration de la justice en matière de droit de la personne. Elle examine le pouvoir discrétionnaire et la mise en œuvre du droit au sein de tribunaux administratifs.

Docteure en science politique, Chamindra Weerawardhana est chercheuse à Queen’s University Belfast, où elle est la première femme Trans à occuper une responsabilité de recherche. De nationalité sri-lankaise, elle a effectué ses études supérieures en France, et dans le cadre de ses recherches doctorales, elle a été titulaire d’une bourse européenne Marie Curie à l’Université d’Utrecht (Pays-Bas). Elle travaille également comme journaliste et commentatrice politique depuis dix ans, et elle a longuement enseigné dans le système universitaire français. Ses travaux actuels portent principalement sur les enjeux ethno-nationaux au sein des sociétés divisées, les femmes en politique, et sur les approches Transféministes envers la politique internationale. Son premier ouvrage scientifique, intitulé « Decolonizing Peacebuilding », sera prochainement publié au Canada. Chamindra est aussi une activiste Trans qui travaille à l’échelle internationale, et elle termine actuellement un ouvrage portant sur les identités Trans et la parentalité, inspiré de son propre vécu en tant que femme Trans et parente de deux jeunes enfants. Engagée activement dans la vie politique du Sri Lanka et d’Irlande, Chamindra milite dans la campagne #repeal365, un hashtag qu’elle a créé et qui est aujourd’hui symbole des luttes pour la dépénalisation des non-hétérosexualités au Sri Lanka. En février 2017, Chamindra a été élue au comité exécutif du parti travailliste en Irlande du Nord, et à l’office de son Chargée d’affaires LGBTQI.